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UCB s'envole portée par la demande américaine, Hermès perd du terrain et tire le luxe vers le bas
information fournie par AOF 22/10/2026 à 10:21

(Zonebourse.com) - Le marché européen est très volatile suite à l'annonce de plusieurs publications de résultats. Verisure profite d'une rumeur concernant un rachat par CVC. UCB, ID Logistics et Schindler se distinguent à la hausse, tandis que le luxe français, l'automobile et le secteur bancaire reculent en Bourse.

Actions en hausse

Entreprises suédoises : plusieurs valeurs bondissent après des publications trimestrielles solides. Bonesupport ( 18,4%), Telia ( 5,3%) et BioGaia ( 3,9%) bénéficient d'une forte progression de leurs résultats opérationnels. Afry ( 13,4%) dépasse les attentes sur l'EBITDA, tandis que Beijer ( 5,9%), Betsson ( 5,1%) et Mycronic ( 5,1%) publient également des résultats supérieurs aux prévisions des analystes.

UCB ( 12,8%) : le groupe biopharmaceutique belge relève nettement ses perspectives pour 2026, porté par la vigueur de la demande américaine pour Bimzelx et Cimzia. Il vise désormais une croissance de son chiffre d'affaires d'au moins 20% à taux de change constants, contre 10% à 15% auparavant, ainsi qu'une hausse de 40% à 45% de son EBITDA ajusté.

Verisure ( 11,3%) : le spécialiste suédois des systèmes d'alarme profite de spéculations autour d'une éventuelle offre de rachat de CVC. La société de capital-investissement envisagerait de retirer Verisure de la Bourse de Stockholm, environ un an après son introduction. La perspective d'une offre assortie d'une prime soutient le titre.

Rentokil ( 9,2%) : le spécialiste britannique de la lutte antiparasitaire rassure les investisseurs avec un chiffre d'affaires trimestriel de 1,89 MdUSD, contre 1,81 MdUSD un an plus tôt. Le groupe confirme également anticiper un bénéfice annuel conforme aux attentes du marché.

ID Logistics ( 9,1%) : le logisticien français affiche une croissance soutenue au troisième trimestre 2026. Son chiffre d'affaires bondit de 25,6%, à 1,18 MdEUR, dont une progression de 25% à données comparables. L'Amérique du Nord constitue le principal moteur de cette dynamique, avec une activité en hausse de 48,1%.

Schindler ( 7,2%) : le fabricant suisse d'ascenseurs dépasse les attentes des analystes et relève son objectif de marge opérationnelle pour 2026. Son bénéfice net trimestriel atteint 310 MCHF, contre 265 millions un an auparavant, tandis que son chiffre d'affaires s'établit à 2,83 MdsCHF. Cette solide performance soutient le titre.

Actions en baisse

Hermès (-5,5%), Kering (-1,8%) et LVMH (-1,1%) : le luxe français reste sous pression, pénalisé par le ralentissement de la demande chinoise et les signes d'essoufflement du secteur. Hermès publie un chiffre d'affaires trimestriel de 4,10 MdsEUR, en croissance organique de seulement 4,3%, son rythme le plus faible depuis six ans. Le groupe souffre notamment d'un recul inédit de son activité de prêt-à-porter. Ces résultats pèsent sur l'ensemble des grandes valeurs françaises du luxe.

Yara (-3,5%) : le producteur norvégien d'engrais déçoit malgré une hausse de 9% de son chiffre d'affaires trimestriel, à 4,48 MdsUSD. Son EBITDA ajusté, à 675 MUSD, ressort sous les attentes. Le groupe prévient également que la hausse de ses coûts du gaz dépassera 450 MUSD sur les deux prochains trimestres, alimentant les inquiétudes sur ses marges.

BE Semiconductor (-2,3%) : l'équipementier néerlandais recule malgré une forte accélération de ses commandes, en hausse de 96% au

troisième trimestre, à 342,6 MEUR, grâce notamment à la demande liée à l'intelligence artificielle. Les investisseurs retiennent surtout des perspectives décevantes : le groupe anticipe un chiffre d'affaires stable au quatrième trimestre, inférieur au consensus.

Stellantis (-2,2%) : le constructeur automobile subit les conséquences d'une grève des transporteurs routiers italiens, mobilisés contre la flambée des prix du gazole. Le mouvement a contraint son usine d'Atessa à suspendre quatre équipes de production depuis le début de la semaine, avec un recours prévu au chômage partiel pour certains arrêts. Cette perturbation accentue la pression sur le titre, dans un secteur automobile européen déjà fragilisé.

Secteur bancaire italien : Prysmian (-3,9%), UniCredit (-2,9%), Intesa Sanpaolo (-2,8%), Snam (-0,4%) et Enel (-1,1%) : plusieurs grandes capitalisations italiennes reculent malgré l'augmentation des participations de BlackRock dans ces sociétés. Ce repli pourrait notamment refléter les tensions sur les marchés obligataires européens, nourries par l'incertitude politique et budgétaire française ainsi que par la flambée des cours du pétrole. Les banques italiennes, particulièrement sensibles à l'évolution des taux souverains, figurent parmi les valeurs pénalisées.

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 22/10/2026 à 10:21:00.

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